L'importance de la position à la table

Vous avez la technique qui tue au hold'em ? Vous êtes un champion du triple draw ? Exprimez vous...

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L'importance de la position à la table

Messagepar nodread » Lundi 17 Décembre 2007 00:24

Article issu de POKERNEWS : L'importance de la position à la table

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le lien : http://fr.pokernews.com/strategie/position.htm

par Stuart Rutter

Le néophyte entend vite parler de l'importance de la position à une table poker. La position est en fait encore plus importante que ce que l'on pense.

Une bonne ou une mauvaise position change littéralement l'intérêt de votre main de départ. La meilleure position se situe devant le bouton du donneur, la pire est d'être assis "under the gun", à gauche de la Big Blind. Ainsi, il est important de savoir que certaines mains fortes valent moins le coup en position précoce et des mains plus marginales prennent de l'intérêt à des positions plus tardives.

Imaginons que nous jouons dans une partie à 10 joueurs et que nous partageons les joueurs à la table en 3 catégories (excluant pour le moment les blinds), que nous appellerons les positions précoce ("early" - E), moyenne (Middle - M) et Tardive (L pour Late).

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On appelle la première position « under the gun », les deux positions à la droite du croupier sont appelées respectivement le « cutoff » et le « hijack ».

Le tableau suivant peut être utilisé comme guide pour savoir si vous pouvez lancer une relance avec certaines mains. Il montre aussi avec quelles mains vous devriez jouer contre une relance. Notez que ce groupe de mains est plus petit : vous devez avoir une très bonne main pour jouer contre une relance.

early position, raise : aa kk qq jj tt 99 88 aks ak aqs aq ajs

early position, vs raise : aa kk qq jj tt aks ak aqs

middle position, raise : aa kk qq jj tt 99 88 77 66 aks ak aqs aq ajs aj ats kqs

middle position, vs raise : aa kk qq jj tt 99 88 77 aks ak aqs aq ajs

late position, raise : aa kk qq jj tt 99 88 77 66 55 44 33 22 aks ak aqs aq ajs aj ats at a9s kqs kq qjs jts t9s

late position, vs raise : aa kk qq jj tt 99 88 77 66 aks ak aqs aq ajs ats kqs

Bien entendu, la relance et la sur-relance ne sont pas les deux seules actions dans la panoplie du joueur. Vous pouvez aussi décider de suivre (« limper »). Vous le ferez avec des mains spéculatives comme des cartes connectées (5-6) et avec de petites paires (6-6). Votre tapis doit être important et les blinds petites. De cette façon, le fait de suivre n'entame pas excessivement votre tapis.

Ce tableau est un bon guide de base pour savoir comment jouer dans une partie de relances, et cela vaut le coup de la garder à vos côtés quand vous débutez. Il peut paraître assez serré au premier abord mais il est plus relâché concernant les positions tardives. Il montre une grande différence de stratégie entre la sélection des mains de départ selon les positions. Par exemple, A-10 en position tardive vaut aussi bien le coup que AQ assortis « under the gun ».

Voici quelques avantages de la pratique du jeu en position :

Meilleure connaissance des mains des adversaires

Un joueur dans la meilleure position (c'est à dire qui est dernier à parler) peut prendre sa décision avec le maximum d'information. Bien entendu les joueurs peuvent masquer leur main en checkant avec une forte main ou en bluffant une main faible. Mais, en général, un pot où il est fait parole avant vous au bouton est un pot que vous avez de grandes chances de gagner avec une relance.

Une mise pour voir

Sur les dernières cartes du tableau, vous pourrez aussi agir avec plus de connaissance de la force des mains de vos adversaires. Disons que vous êtes en face à face jusqu'à la rivière avec AQ sur un tableau de Q-J-J-10-2. Un tableau effrayant.

Si vous êtes le premier de parole, et que vous ne savez rien de la force de votre adversaire, vous allez opter pour parole. Si vous êtes « en position » et que votre adversaire a fait parole, il a moins de chance d'avoir une main forte. Vous pouvez vous glisser furtivement dans le pot avec votre paire max et un « kicker » fort, et être récompensé.

Tenter un bluff

Si vous êtes en position et que vous avez plus d'information, vous avez plus de chance de comprendre la faiblesse de votre adversaire de tenter un bluff. Prenons le même tableau Q-J-J-10-2. Mais cette fois-ci, vous n'avez rien. Votre adversaire fait une toute petite mise au pot. Cela pourrait bien être un « stopper », une mise défensive. Cela signifie souvent que votre adversaire qu'il veut éviter une grosse mise ou une relance. Si vous pensez que votre adversaire peut jeter sa main, attaquez ! Cette stratégie ne serait pas possible hors position, c'est à dire sans l'information que vous donne la petite mise de votre adversaire.

Jouer aux blinds

Le tableau ne donne pas d'informations sur le jeu de la petite ou de la grosse blind. Les joueurs inexpérimentés font souvent l'erreur de suivre trop de relances depuis les blinds. Souvenez-vous que les blinds jouent les premiers après le flop, et donc, dans la pire des positions à la table. Ils souffrent de toutes les incertitudes du jeu hors position.

Réduisez le nombre de « calls » que vous faites depuis les blinds et soyez vraiment actifs lorsque vous êtes au bouton.
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Messagepar gloster » Mardi 18 Décembre 2007 00:28

Trés intéressant, notamment en ce qui concerne un reraise avec une main de type A.10s en position tardive qui, il est vrai, a des chances de faire coucher ss même voir le flop un raise AJ en position intermédiaire !

Quelques questions:
- Est ce que ce tableau de référence peut être appliqué avec n'importe quel "M"? ..... En d'autres termes, à partir d'un M inférieur ou égal à 12 // Est-il plus rentable de réduire le nombre de mains à jouer et d'appliquer un mode binaire ( schématiquement allin ou rien ) ou continuer à appliquer ces régles de bases?
- Si je subis un re-raise avec une main de type 2.2 en position tardive, dois je calculer les cotes en fonction de la profondeur de mon tapis ( 12%
de toucher un brelan au flop // je call donc à hauteur de 12% de mon stack ) ou dois-je appliquer une autre méthode?
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Messagepar nodread » Mardi 15 Janvier 2008 03:24

on va rajouter un article sur la position au BOUTON

Bouton, bouton, qui a besoin du bouton?

Par John Vorhaus

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La sagesse conventionnelle veut que la position soit critiquement importante au hold'em sans limites, et que plus votre position est tardive, mieux vous vous trouvez. Bien que je dise souvent que la sagesse conventionnelle est pour les esprits conventionnels, cette intuition touche la plupart du temps dans le mille. Il y a néanmoins des moments où la position n'a pas d'importance; des moments, en fait, où une position avancée peut vous aider à voler des pots qui sans cela vous échapperaient.

Pensez à cet exemple: Dans une partie de hold'em sans limites avec un prix d’entrée fixe et peu élevé (disons 100$ ou 200$ maximum), vous vous trouvez au gros blind avec... bon, pour ce coup, ce que vous avez n'a vraiment aucune importance. Pour les besoins de la conversation, disons que l’on vous donne une brique totale - 2-7 dépareillé - simplement pour démontrer que parfois, les cartes que vous avez ont aussi peu d'importance que votre position.

Tout le monde passe jusqu'au bouton. Vous vous attendez à ce qu'il relance n'est-ce pas? Et il le fait. Pourquoi pas? Il n'y a plus que le small blind et vous, et vous avez tous deux des mains aléatoires. De son point de vue, si vous vous couchez, c'est bien, mais pour autant, il ne serait pas contre induire une action de la part de vos mains aléatoires, car il pense pouvoir vous prendre le pot sur la plupart des flops. Il a raison sur le premier point, mais tort sur le second, comme il va bientôt le découvrir.

Le petit blind, un esprit conventionel s'il en fut, se couche, vous laissant le loisir de décider comment jouer votre 7-2o. Souvenez-vous, votre adversaire vous place sur une main aléatoire. En d'autres termes, il n'a aucune idée de ce que vous avez! Que pensez-vous qu'il ait? Il a relancé du bouton, du précieux bouton, où n'importe quelle main de second ordre est assez bonne pour une relance si personne n'est encore entré dans le pot. Plaçons-le donc exactement sur ça : une main de second ordre. Peut-être K-T. Peut-être 6-6. Peut-être quelques vraies mains médiocres comme 6-9 assortis, mais probablement quelque chose d'un peu plus coordonné que ça. Il veut quand même avoir un petit quelque chose pour se battre avec sur le flop si vous suivez; et c'est ce que vous faites.

Et voilà ce qui est chouette. Quel que soit le flop, il a de grandes chances de le rater. Le savez-vous? En êtes-vous conscient? Chaque fois qu'un joueur détient deux cartes qui ne frappent pas une paire pas, il trouvera une paire au tableau en gros une fois sur trois. Donc, plus de deux fois sur trois n'importe quel joueur donné jettera un coup d’œil au flop et le manquera totalement. Ceci est crucial pour comprendre ce qui vient ensuite, car, tandis qu'il est vrai que vous aussi vous raterez la plupart des flops, votre position vous donne la première prise sur celui-ci!

Ce que vous cherchez particulièrement ici est une certaine variété de « flop orphelin », la sorte de flop que votre adversaire n'aura probablement pas touché, et qui ne propose pas grand-chose comme tirages attrayants. 8-8-3 est un flop orphelin; il en est de même de 6-T-2 rainbow. Tc-9c-8d n'est pas un flop orphelin, puisqu'un relanceur préflop pourrait facilement être là avec A-8 ou A-9, même 8-9 ou un valet, assorti ou non. Si vous misez sur ce flop effrayant, ou un autre du même genre, vous demandez juste à être bousculé, et ce n'est pas ce que vous voulez.

Ce que vous voulez, c'est miser sur un flop qui n'est pas effrayant, et miser comme s'il était à vous. Souvenez-vous, votre adversaire vous place sur une main aléatoire. Et quel genre de flops les mains aléatoires touchent-elles? Les flops aléatoires, bien sûr! Vous, cependant, vous pouvez le placer sur une main un peu moins aléatoire. Vous pouvez le créditer d'une main le moindrement coordonnée, et les mains coordonnées détestent les flops qui ne le sont pas, surtout quand elles les ratent complètement – comme ce sera le cas pour votre adversaire deux fois sur trois!

Donc, allez-y et misez. Misez environ 2/3 du pot. C'est une mise assez élevée pour être prise au sérieux, et ne pas avoir l'air d'une faible tentative de vol. C'est aussi assez gros pour l'empêcher d'avoir des cotes favorables pour quelques tirages qui pourraient traîner par là. Néanmoins, c'est suffisamment faible, s'il vous revient à la charge, pour pouvoir sortir de cette main à moindres frais. Apprenez à utiliser cette mise à 2/3 du pot. Elle abat beaucoup de travail et devrait être une arme standard dans votre arsenal.

Pourriez-vous faire un check-raise en bluff ici? Bien sûr, pourquoi pas? Beaucoup de joueurs sont des inconditionnels de la mise de continuation, et considèrent comme une obligation morale de miser sur n'importe quel pot qu'ils ont relancé avant le flop. Vous passez, il mise, vous relancez, il se couche, et l’affaire est classée : on passe à la main suivante! Mais je préfère ma manière, pour plusieurs raisons. D'abord, vous minimisez les risques financiers en minimisant le nombre d’argent que vous investissez dans votre bluff. Ensuite, il pourrait également checker lui aussi derrière vous, ce qui lui donne une chance gratuite de toucher sa main. Troisièmement, si vous avez tous deux checké, si vous misez à la turn, il pourra plus certainement vous lire sur un bluff.

Quatrièmement, et c'est très important, votre but ici est de gagner l'argent qui est déjà dans le pot. Soyez satisfaits de faire ça. Allez-y et misez dans ce flop en lambeaux, en sachant que la plupart du temps, votre adversaire à l'esprit conventionnel ne pourra pas suivre, et que les fois où il suivra, vous pourrez en toute confiance le mettre sur une bonne main et arrêter votre tentative de vol. De plus, si vous montrez à un joueur au bouton que non seulement vous l'appellerez du gros blind, mais également miserez sur le flop, il ne lui faudra pas longtemps pour conclure qu'il y a de meilleurs joueurs à attaquer que vous. Cela vous évite d’être attaqué sur votre gros blind quand il a le bouton, et qu'y a-t-il de déplaisant à cela ?

Une dernière chose : bien que vous pussiez être tentés de lui montrer que vous lui avez volé le pot avec une main minable comme votre 7-2o, veillez s'il vous plait à résister à cette tentation. Vous pouvez vouloir utiliser cet outil de nouveau à un moment ou un autre. Laissez vos adversaires penser que vous avez toujours de la chance de vous retrouver avec une grosse main sur le gros blind et que leur précieux bouton leur deviendra indiciblement inutile.
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Messagepar maxime59120 » Mardi 29 Janvier 2008 19:45

trés interessant tous sa
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Messagepar nodread » Mardi 24 Mars 2009 04:36

JOUER HORS DE POSITION

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Le lien : http://fr.pokernews.com/news/2008/08/st ... sition.htm

2008-08-10, par Edme pour fr.pokernews.com

Hors de position, cela veut dire que vous devrez prendre une décision avant vos adversaires. Si vous regardez vos statistiques, vous remarquerez que vous gagnerez plus de mains en fin de parole qu'en début. Avoir la position sur ses adversaires est très important. Jouer une main en position vous donne un grand avantage sur les autres joueurs de la table. Cependant, vous jouerez également énormément de mains hors de position. Vous pourriez, par exemple, vous asseoir en position UTG avec :Ac :Kc . Vous relancez à 4x la grosse blinde et vous êtes payé par le cut off et le bouton. Cela veut dire que vos adversaires baseront leur action su votre action au flop (check ou mise).

Sélection de la table

En cash game, vous avez l'option de choisir la table sur laquelle vous souhaitez jouer. Utilisez cela à votre avantage. En général, c'est une mauvaise idée de s'asseoir hors de position de joueurs agressifs ou avec des gros tapis. Vous vous asseyez hors de position lorsque votre adversaire est assit sur votre droite. Ainsi choisissez bien votre siège à la table en observant la table au préalable.

Lire vos adversaires

Une qualité que doit posséder tout joueur de poker est une certaine capacité à lire son adversaire. Cela devient encore plus important lorsque vous êtes assis hors de position. Quand vous jouez contre un inconnu, il est souvent pas bon de jouer une main tel qu'une top paire avec top kicker sans avoir un read sur votre adversaire. Lorsque vous vous asseyez hors de position, il est difficile de contrôler la taille du pot puisque votre adversaire mènera la danse. Alors, prêtez attention à votre adversaire et prenez des notes sur ce dernier.

Rater le flop

Normalement, les mains avec lesquelles vous relancez en début de parole doivent, en moyenne, être plus fortes que vos mains en fin de parole. Jouer des suited connectors comme :6h :7h sont plus difficiles à jouer qu'en fin de parole. Sachez que votre adversaire sait la plupart du temps que la range de main que vous relancez hors de position est plus serré que votre range en position.

Vous relancez hors de position avec :9c :9d et vous avez un payeur. Le flop est :6d :Ac :Jh. Souvent, dans ce genre de situation, vous devez faire un C-bet, parce qu'il est assez probable que votre adversaire ai touché son flop. Si, cependant, votre adversaire vous revient dessus, vous devriez jeter votre main le plus rapidement possible. Cela est différent de lorsque vous jouez cette même main contre deux ou trois adversaires. La chance que l'un d'entre eux ai touché son flop est plus grande, donc vous devriez éviter le C-bet.

Sans regarder votre main, vous devriez vous demander si votre adversaire a touché son flop ou non. Sur un flop :9c :Qd :2s , il est peu probable que votre adversaire ai touché quoique ce soit. Ainsi si vous faites un C-bet au flop et envoyez un deuxième barrel à la turn, vous pourriez remporter le coup.

Toucher le flop sans une grosse paire an main

Si vous avez relancé pre-flop hors de position et que vous touchez votre flop, vous miserez la plupart du temps et verrez votre adversaire se coucher. De temps en temps, cependant, vous devrez faire face à un call ou même à une relance. En fonction de votre adversaire t du flop, vous pouvez décidé de sur-relancer ou de juste payer afin de check-raiser votre adversaire à la turn. Même si votre adversaire paye simplement et que vous checkez la turn, votre adversaire misera souvent parce que vous montrez énormément de faiblesse.

C'est la même chose lorsque vous jouez contre plus d'adversaires. Lorsque vous êtes hors de position, vous checkerez souvent le flop, ce qui peut faire croire que vous avez manqué le flop. Si vous check raisez le flop, c'est un signe de grande force. Vous pouvez même vous permettre de faire des check raise en bluff de temps en temps.

Lorsque vous faites un c-bet payé par le joueur 1 et 2, cela veut dire deux choses: l'un a touché un monstre et slowplayé sa main ou sinon, votre adversaire est un tirage et possède la côte pour vous suivre.

Un monstre pre-flop, mais après le flop...

Jouez des monstres comme une paire de rois ou d'as hors de position, peut être très difficile à jouer après le flop. Il peut alors être dur de folder ce genre de main lorsque vous faites face à une relance avec un board ne comportant que des petites cartes. Si vous êtes sur-relancé au flop et à la turn, il peut être sage de coucher sa main. Lorsque vous détenez les as et que vous êtes face à une relance preflop, il peut être envisageable de juste payer en position, mais hors de position, je ne recommanderais pas ce type de jeu.

Le Mini raise

Très souvent, votre adversaire vous fera un mini-raise sur votre C-bet après que vous ayez relancé pre-flop. Afin de bien analyser la situation, il est essentiel d'avoir un read sur votre adversaire. Si vous avez :Ah :Qd , que le flop est :Qc :9c :2h et que votre adversaire vous mini raise, un read de votre adversaire pourra vous aider à prendre la bonne décision.

Il peut être sur trois choses:

1. Un bluff.
2. Un tirage. Il y a deux trèfles sur le board et un tirage quinte également. Votre adversaire vous mini-relance pour voir une turn pas chère. Si vous checkez la turn et qu'il checke derrière, il doit sûrement être à tirage avec une main comme :Ac :Jc ou encore :9h :Th .
3. Une très forte main, comme un brelan de 9 par exemple.

Si vous n'avez pas de read sur votre adversaire, il peut être très coûteux de déceler avec laquelle de ces trois possibilités a décidé de jouer votre adversaire. D'un autre côté, vous pouvez vous coucher à tous les mini raise pour éviter ce genre de situation.. Faites attention à toutes les mains de vos adversaires, pas seulement celles que vous jouez contre eux.

Comment pouvez vous savoir ce que possède votre adversaire? Imaginez que vous jouez sur une table à 200$ de cave et que vous relancez à 8$ au flop. Vous faites un C-bet à 15$ et votre adversaire vous mini relance à 30$. Si vous lui revenez dessus pour 80$, votre adversaire abandonnera son bluff, payera avec son tirage et poussera le reste de ses jetons avec un brelan. Si cela vous coûtera cher au début, mais un read sera profitable sur le long terme.

Une belle chose serait que vous ayez touché votre flop et que votre adversaire soit à tirage. Ici, vous pourrez payer sa mini relance et check raiser la turn.

Conclusion

Au poker , il n'y a pas une seule régle stratégique pour jouer hors de position, mais une chose est sûre, avoir un read sur son adversaire aide grandement. En général, vous devriez jouer serrer hors de position et plus large, en fin de parole.
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